L’Europe que nous voulons !

 Dans Éditos

Le Comité La République en marche- Comité Pylaenmarche organisait, ce jeudi 24 mai, une réunion-débat pour échanger sur l’Europe que nous voulons, en présence de Jean-Marie Cavada député européen et #OlivierCosta politologue.

Lors de mon intervention, j’ai choisi d’évoquer les liens qui existent entre l’Union Européenne et nos territoires.

Longtemps, trop longtemps, la mise en œuvre des politiques européennes a ignoré l’échelon local et il a fallu pratiquement attendre la période 2000-2007 pour que la stratégie européenne descende véritablement jusqu’à nous, dans nos communes, dans nos villages.

L’Union Européenne, ce sont 274 régions, elles-mêmes composées de milliers de collectivités locales qui sont autant de traits d’union entre les citoyens et les institutions européennes. Nos collectivités locales sont les garantes d’une démocratie vivante en prise directe avec les citoyens. La politique européenne se devait de tenir compte de cette situation en faveur des territoires.

De fait, de nombreux fonds sont chargés de financer les projets territoriaux et chaque année des milliers de réalisations sont cofinancées dans l’ensemble des états membres. Les plus anciens instruments que sont le Fonds Social Européen, le Fonds Européen de Développement Régional ont été complétés par le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural et le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche.

C’est le réseau territorial qui, dans la pratique, permet de déployer les politiques publiques de façon la plus efficace. Tout le challenge européen consiste donc à promouvoir le développement des territoires, à réduire les disparités entre les différents territoires de l’Union et à raccourcir la distance entre les citoyens et les institutions de Bruxelles ou de Strasbourg. C’est là que doit se situer le dialogue territorial, véritable dialogue de projet.

Aujourd’hui que fait l’Europe pour les territoires, pour nos territoires ?

Pour la France, environ 27 milliards d’euros, sur un total de 960 milliards d’euros, seront répartis pour la période 2014-2020. Plus de 2,5 milliards sont pilotés par la Région Nouvelle-Aquitaine. Ce qui pour notre circonscription, représente plus de 2 millions directement attribués uniquement au cours des 2 dernières années :

-au titre de l’« énergie et environnement », deux réalisations en 2016 au SIBA et à la COBAN pour un total de plus de 500 000€ ;

-au titre du « numérique », deux autres réalisations en 2017 pour la ville de La Teste et pour une entreprise de Marcheprime, pour un total de plus de 480 000€ ;

-au titre de la « Formation et insertion », une réalisation en 2015, 45 000€ pour la COBAS et 1 autre réalisation en 2016 toujours pour la COBAS ;

-dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, quinze projets en cours pour un montant global de 262 000€ ; 17 réalisations en 2016 avec, en moyenne 28 737€ par dossier et 19 réalisations en 2017 pour 27 784€ en moyenne.

Je voudrais m’arrêter aussi sur quelques réalisations qui participent à notre vie au quotidien :

-lorsque nous empruntons la digue Johnston du port de La Teste,

-lorsque nous utilisons le pôle d’échanges intermodaux autour de la gare de Marcheprime,

-lorsque nous faisons nos courses sous la halle du marché d’Audenge,

-lorsque nous mangeons des huîtres du Bassin,

-lorsque nous participons à une formation de la COBAS/Bassin Formation, nous pouvons le faire, grâce, notamment, aux fonds européens.

Un autre exemple se trouve dans le secteur de l’environnement. Dans la décennie à venir, les exigences du développement durable et du changement climatique ne pourront être envisagés qu’à l’échelle européenne.
Quand nous parlons concrètement des actions de l’Europe, nous voyons bien que nous sommes loin de l’image technocratique.

Mais, Il y a incontestablement une politique des caricatures et des a priori de la part des eurosceptiques. Aussi, reconnaissons-le, une véritable carence de communication pour les interventions européennes.

La prochaine élection des députés du Parlement Européen peut nous permettre de choisir des orientations européennes favorables aux territoires.

Dès maintenant, faisons le choix de promouvoir cette marche vers une Europe plus proche des citoyens.

Dès maintenant, soyons ambitieux pour l’Europe, celle qui va nous aider à réussir les transformations numériques, la transition énergétique, qui va nous aider à relever les défis de la mobilité en cohérence avec les enjeux environnementaux.
Le temps n’est plus à l’attente mais à la mobilisation pour accélérer l’intégration européenne et construire une nouvelle Europe.

La Révolution européenne peut se mettre en marche.
C’est à nous de le décider.

#UnionEuropéenne #GrandeMarcheEurope #NotreEurope

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